Partager l'article ! Episode 1 : Le début: Un stage de trois mois à effectuer à l'étranger de Janvier ...
Un stage de trois mois à effectuer à l'étranger de Janvier à Mars 2009, ça représentait surtout 3 missions, trois étapes, trois objectifs, 3 préoccupations, 3 nécessités (et un dictionnaire des synonymes.) se résumant en trois « ages » :
un stage (étonnamment)
un point d’ancrage
des voies d’apprentissage.
Le stage en lui-même et le logement étaient presque, l’heure du départ ayant sonné, les dernières de mes préoccupations, puisque j’avais obtenu une réponse favorable auprès d’un Hotel de Birmingham, une ville qui m’est familière, en Angleterre. La difficulté maximale, à ce stade de l’opération, consistait donc, finalement, à traverser la Manche. Pourtant, même cet obstacle maritime à franchir n’en était pas un: en effet, il semblerait que des moyens de transports divers et modernes aient été mis en place dans la période récente pour surmonter cette contrainte et rejoindre l’île d’Elisabeth II. J’allais simplement devoir prendre l’avion. Surprenant.
( Arrivée à ce point peu avancé de l’histoire, je dois tout de même être précise sur une chose: je ne vais pas pouvoir séparer strictement les trois catégories énoncées ci-dessus, au risque de ne pas être cohérente. Mais pas d’inquiétude, je laisserai quelques indices.)
Je suis donc arrivée, le 5 Janvier à Birmingham, certaine de ma destination, et peu angoissée par ce qui m’attendais: je connais la ville, j’y ai des proches et des facilités de logement. (catégorie point d’ancrage).
Mais , logiquement, comme toutes ces choses qui apparaissent trop facile pour être vraies, comme ces questions, par exemples, qui sont tellement simples qu’on coche la réponse que l’on aurait pas choisie, persuadés qu’il s’agit d’un piège ; comme cette façon d’arriver en retard parce que, lorsque l’on est en avance, on se dit qu’on a le temps...bref comme toutes ces choses, l’histoire s’est rapidement compliquée.
Il se trouve qu’une fois sur place, l’hotel au sein duquel je devais assurer mon stage est revenu sur sa proposition, et il m’a fallu d’urgence trouver une autre solution. Victime de « ce monde terrifiant qu’est le business », je suis donc partie à la (re)recherche d’un stage, que j’ai finalement trouvé, 3 jours plus tard, auprès d’une chaîne musicale nationale qui m’offrait d’intéressantes perspectives. ( catégorie stage + voies d’apprentissage)
Par ailleurs, la ville où j’ai (volontairement) atterri , Birmingham, se caractérise par....et bien, se caractérise, en tout cas. Certes, mieux vaut ne pas chercher du Picadilly, chercher une grande tour sombre et célèbre, coiffée d’une horloge, ou quelques petits sodats rouges à bayonnette et couvre-chef velus devant un grand Palais.
Pour autant , la ville a ses charmes: 1 million d’habitants, des gratte-ciels, une cathédrale, des canaux, des parcs, l’un des plus grand centres commerciaux d’Europe, de la diversité culturelle , des Starbucks Coffee (pour ne citer aucune firme célèbre), . Cette ville a tout pour être anglaise! Ce qui tombe fabuleusement bien, puisqu’elle l’est. D’ailleurs, on y parle anglais (si j’énumère trop d’évidences, qu’on me le signale) , ce qui va me permettre d’améliorer rapidement mon niveau, après tout je suis là pour ça. (catégorie voies d’apprentissage. Vous voyez, on s’y retrouve) Pour l’instant, l’intégration est à son comble: j’appelle déjà l'agglomération par son doux surnom , « Brum », et ses habitants par le diminutif qui en découle, les « Brummies ». N’est-ce pas chantant et plein d’affection? Toujours est-il que cette ville me plaît.
Malgré tout, un millier de questions subsiste, alimentées par ce que j’ai à découvrir, par les quelques habituels préjugés à propos du Royaume-Uni et de ses habitants, par les fossés culturels qui peuvent exister et les difficultés que je peux rencontrer:
Le monde du travail à l’anglaise est-il différent de nos conceptions françaises? Vais-je m’y adapter? (catégorie « ce que j’ai a découvrir »)
La pluie et le froid sont-ils vraiment ce qu’annoncent quotidiennement les présentateurs météos de la BBC? (catégorie difficultés que je peux rencontrer et/ou habituels préjugés)
Les coutumes alimentaires outre-manche sont-elles si insoutenables qu’on le dit, ou peut-on, en excluant jelly et purée de haricots verts, se nourrir malgré tout? (catégorie « habituels préjugés et/ou fossé culturel)
En bref, vous remarquerez et comprendrez bien que je vous épargne le « millier » de questions, mais vous noterez leur caractère fondamental.
Vient l’heure du lien logique et de l’ouverture vers la suite de ce blog, où je m’appliquerai donc à répondre à ces questions, exprimées ou non, que je peux, et que beaucoup peuvent (même parfois sans le savoir, ne dites jamais « non, pas moi ») se poser, sur le déroulement de 3 mois de stage dans une ville anglaise où coule l’eau des fleuves et court la langue de Shakespare. (catégorie « toujours finir sur une note poétique »).